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Sortie tribunal et intervention collectif prison 44 – 1STMG2

Les élèves de 1STMG (par demi-groupe) sont allés au tribunal judiciaire de Nantes et ont été accueillis, en fonction des groupes, par une ancienne élue ou un bénévole du Collectif 44. Ils ont pu déambuler dans la salle des « pas perdus » avant d’assister à plusieurs affaires dans les salles d’audience prévues à cet effet.

Ils ont ainsi pu découvrir l’environnement judiciaire, et surtout le tribunal correctionnel, pour comprendre concrètement son fonctionnement, avec ses différents acteurs, tels que le juge, les avocats et le prévenu, et parfois la victime à travers la « constitution de la partie civile ».

Pour l’un des groupes (18 mars), il s’agissait d’une part d’une femme victime d’actes sexuels non consentis par son ex-compagnon et d’autre part d’un homme, avec un passé déjà lourd de condamnations, jugé pour propos extrêmement menaçants envers la directrice du SPIP (Service Pénitentiaire d’insertion et de Probation – service chargé de suivre les personnes pour la réinsertion dans la société après leur détention).

Les deux affaires avaient pour point commun, le comportement violent des prévenus durant l’audience.

L’autre groupe a assisté le 1er avril à des comparutions immédiates, mais sans avocat. Une grève avait démarré en raison du projet de loi sur « le plaider-coupable criminel », pour une justice expéditive. Les affaires étaient renvoyées à une prochaine audience et la question était de savoir si le prévenu devait aller/rester en détention provisoire ou être libre avant d’être jugé. Les affaires concernaient notamment : deux voisins amis un peu trop avinés, dont l’un avait porté un coup de couteau dans les côtes de l’autre (qui n’avait pas porté plainte), ou encore le vol de Terra CBD par un jeune homme en manque dans une boutique dont la gérante a été très choquée,

La classe a bénéficié aussi d’une intervention du COLLECTIF PRISON 44. Ce collectif, composé de 19 associations, intervient « dans ou à proximité de la prison », dans diverses actions d’accompagnement des personnes détenues et/ou des familles et enfants dans l’épreuve que ces personnes rencontrent autour de la détention. L’intervention fut enrichissante pour les élèves, qui ont été surpris par les chiffres fournis, que ce soit sur la surpopulation dans les maisons d’arrêt (pour les peines inférieures à 2 ans), que sur le nombre de personnes détenues mais non encore jugées (plus de 25 %), que sur le nombre de personnes emprisonnées pour des crimes (0,56 % sur l’ensemble des infractions). Les bénévoles ont expliqué que les détenus étaient en permanence confrontés à la violence de la prison.

Cela leur a changé leur vision sur la prison et sur la sanction.

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